Gard. Le directeur d’un collège privé licencié pour avoir dénoncé un viol

Gard. Le directeur d’un collège privé licencié pour avoir dénoncé un viol

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L’avocat de Paul Gobillot dit préparer plusieurs recours, devant les Prud’hommes et devant la justice pénale pour diffamation.
L’avocat de Paul Gobillot dit préparer plusieurs recours, devant les Prud’hommes et devant la justice pénale pour diffamation. | Photo d’illustration DAVID ADEMAS / OUEST-FRANCE.

Paul Gobillot, directeur d’un collège privé à Saint-Ambroix, vient d’être relevé de ses fonctions. Il lui est reproché d’avoir rapporté un viol entre élèves à la gendarmerie sans prévenir d’abord sa hiérarchie. Les enseignants se disent « effondrés ».

Il a reçu sa lettre ce midi. À trois ans de la retraite, après trente-huit années passées auprès de ses 300 élèves, Paul Gobillot, 62 ans, vient d’être licencié. Il ne dirige plus le collège Saint-Joseph à Saint-Ambroix (Gard), une commune de 3 200 habitants au cœur des Cévennes.

Le courrier, signé du président de l’organisme de gestion de l’établissement, lui reproche divers griefs, notamment de ne pas avoir alerté sa hiérarchie avant de contacter la gendarmerie au sujet d’un viol entre élèves de 4e commis lors d’un voyage scolaire à Malte.

La semaine dernière, quelques heures avant son entretien préalable au licenciement à Nîmes, Paul Gobillot niait toute faute. « J’ai apporté mon soutien à la victime et à sa famille lors des auditions en gendarmerie. Cela me semblait plus important. »

Plusieurs recours en vue

À la lecture de la lettre de licenciement, Me de Lumley, défenseur du désormais ex-directeur, se dit « atterré. C’est un tissu de contrevérités. Comme ils n’ont rien à lui reprocher, ses détracteurs le rendent aussi responsable d’un mauvais changement de porte lors de travaux au collège en 2015 ! »

L’avocat dit préparer plusieurs recours, devant les Prud’hommes et devant la justice pénale pour diffamation. Les enseignants, eux, se disent « effondrés ». Dix-huit sur 21 défendent Paul Gobillot. « Nous avons peur pour l’avenir de l’établissement, pour les élèves, notamment les plus en difficulté, puisque la classe des décrocheurs vient d’être fermée et transférée à 22 km », indique Ghislaine Pialet, prof de français.

 


Contactés, Jérôme Martine – directeur diocésain du Gard – et Bernard Vidal – président de l’Ogec – restent injoignables.

Source : Gard. Le directeur d’un collège privé licencié pour avoir dénoncé un viol

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